Le projet de méthaniseur de Pirou devant le Conseil d’État
Après l’annulation de l’arrêté d’enregistrement qui lui avait été accordé le 15 octobre 2020, la société Biogaz de Bel Air demande au Conseil d’État de réexaminer son projet de méthaniseur à Pirou (Manche).
Le 15 octobre 2020, la société Biogaz de Bel Air avait obtenu du préfet de la Manche un arrêté d’enregistrement à la suite duquel elle avait commencé les premiers travaux d’aménagement de l’unité de méthanisation qu’elle souhaite d’installer sur le territoire de la commune de Pirou (Manche). Ce projet situé au lieu-dit Bel air, à 5,5 kilomètres de la côte, prévoit une unité de 13 000m3 permettant de traiter 81 tonnes de résidus agricoles par jour, soit une production de 22 860 tonnes de digestats liquides par an.
Le 15 octobre 2020, la société Biogaz de Bel Air avait obtenu du préfet de la Manche un arrêté d’enregistrement à la suite duquel elle avait commencé les premiers travaux d’aménagement de l’unité de méthanisation qu’elle souhaite d’installer sur le territoire de la commune de Pirou (Manche). Ce projet situé au lieu-dit Bel air, à 5,5 kilomètres de la côte, prévoit une unité de 13 000m3 permettant de traiter 81 tonnes de résidus agricoles par jour, soit une production de 22 860 tonnes de digestats liquides par an.
Mais ce méthaniseur et la zone d’épandage correspondante, répartie sur des parcelles agricoles représentant une superficie de 995 hectares, sont situés à proximité du Parc naturel régional des marais du Cotentin et du Bessin. C’est pourquoi le 14 février 2025 la cour administrative d’appel de Nantes (Loire-Atlantique) a fait droit à une demande de l’association Manche Nature et annulé l’arrêté préfectoral du 15 octobre 2020.
Décision dans les prochaines semaines
La société Biogaz de Bel Air s’est présentée jeudi 22 janvier 2026 devant le Conseil d’État à Paris afin de demander l’annulation de cet arrêt et la validation de l’arrêt d’enregistrement qui lui a été accordé. La société reproche à la cour de ne pas avoir considéré la possibilité de réduire l’impact , notamment par la construction d’un anneau de terre autour du site . Elle soutient que l’intérêt écologique du lieu est faible et que le digestat serait une alternative moins polluante que les fertilisants utilisés actuellement.
Le rapporteur public en charge de l’instruction du dossier a rappelé que, même si le projet prévoit 80 tonnes d’effluents par jour, soit moins que le seuil de 100 tonnes obligatoire pour rendre l’évaluation environnementale obligatoire, celle-ci s’avère néanmoins nécessaire dans cette zone humide particulièrement fragile où sont répertoriées cinq zones Natura 2000 et 9 ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique) Le magistrat considère donc que les juges nantais ont suffisamment motivé leur refus et propose le rejet du pourvoi. Le Conseil d’État rendra sa décision dans les prochaines semaines.


